[ZOOM SUR] la précarité menstruelle

[ZOOM SUR] la précarité menstruelle

La précarité menstruelle est l’expression qui désigne les difficultés économiques de nombreuses femmes à se procurer des protections hygiéniques.

Historique

Le sujet a émergé dans la sphère publique à l’occasion des débats entourant la baisse de la TVA appliquée aux protections hygiéniques, passée de 20 % à 5,5 %, le 1er janvier 2016.

Si les femmes sans abri sont évidemment touchées, les étudiantes n’échappent pas à cette difficulté.

En avril 2018, la Mutuelle des étudiants (LMDE) – organisme de sécurité sociale étudiante qui a vocation à disparaître – a fait grand bruit en annonçant le remboursement à hauteur de 25 euros par an des protections hygiéniques pour l’ensemble de ses assuré.e.s.

En septembre 2018, ce fut le tour de l’Ecosse d’annoncer l’allocation d’un budget de 5,2 millions de livres (5,8 millions d’euros) afin d’offrir aux quelques 395 000 jeunes filles scolarisées de quoi se protéger pendant leurs menstruations.

En France, ça bouge aussi

Inspirée par l’exemple de l’Ecosse, l’université de Lille a annoncé cette semaine qu’elle distribuerait gratuitement 30 000 kits de protections hygiéniques, contenant tampons, serviettes et coupe menstruelle à ses étudiantes.

A cet égard, j’attire votre attention sur la collecte de protections hygiéniques organisée par la Maison des Solidarités du 21 au 31 janvier prochain. Plus d’informations ici.

  • Dans le cadre de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale de 2019, j’ai déposé un amendement allant dans ce sens qui a suscité l’intérêt d’un certain nombre de mes collègues.
  • En décembre dernier, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, s’est engagée à trouver un dispositif pour améliorer la disponibilité des protections hygiéniques pour les femmes en situation de précarité. Et ce, d’ici la loi de finances pour 2020.