Ciné-débat contre les violences faites aux femmes : des échanges et des témoignages enrichissants !

Ciné-débat contre les violences faites aux femmes : des échanges et des témoignages enrichissants !

Plus d’une femme ou fille sur trois est victime de violences au cours de sa vie.
97% des victimes sont des femmes
96% des violeurs sont des hommes. 

Si les femmes sont les principales victimes de violences, les hommes sont également concernés. Toute la société est concernée. 

Les violences prennent diverses formes, allant d’une blague sexiste au féminicide. Elles sévissent dans toutes les sphères : travail, couple, maison, espace public, universitaire… et dans tous les territoires. 

En 2019, le département du Val-de-Marne enregistrait une hausse des plaintes de 15 %, et une hausse des appels à police secours de 18 %.
La mobilisation contre les violences faites aux femmes doit être quotidienne, et se faire en concertation avec tous les acteurs qui, à leur échelle, peuvent participer à prévenir ces violences, les combattre, et accompagner les personnes victimes. 

Un ciné-débat pour réunir les acteurs de la lutte contre les violences

A l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, près de 70 personnes ont participé au ciné-débat en ligne que j’ai organisé, en partenariat avec le festival de documentaire féministe “Femmes en résistance” et le centre audiovisuel Simone de Beauvoir.

Si le documentaire “Pourquoi les oiseaux chantent?” d’Hélène Chatelain a été réalisé en 1988, les problématiques décrites sont les mêmes aujourd’hui : les difficultés liées à la prise de conscience des violences (cycle des violences), la problématique de l’hébergement, les enfants co-victimes de violences, etc.
Aujourd’hui, cette Maison des femmes existe toujours, et le réseau associatif qui accompagne les femmes victimes de violences s’est développé. Les trois associations que nous avons eu la chance d’avoir avec nous pour cette soirée, Femmes Solidaires 94, Tremplin 94 et le CIDFF 94, accompagnent tous les jours des femmes victimes de violences. 

Professionnel.le.s, mais aussi élu.e.s et citoyen.ne.s mobilisé.e.s sur le sujet ont participé à cet événement. Les échanges ont pu montrer les difficultés auxquelles font face les victimes de violences dans leurs parcours pour en sortir. L’accueil en commissariat/gendarmerie et la question de l’hébergement sont des points centraux. 

Quel accueil des victimes dans les commissariats et les gendarmeries ? 

Dans le département du Val-de-Marne, une procédure a été mise en place : quand une femme victime de violences se présente dans un commissariat ou une gendarmerie, un questionnaire lui est remis. Puis policier.e.s et gendarmes ont l’obligation de prendre uniquement les plaintes et non les mains courantes. 

Ce protocole répond à une réalité : seules 10% des victimes déposeraient plainte.
Dans la logique du 4e plan interministériel de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes (2014-2016), et pour améliorer les taux de révélation des violences et les réponses pénales, plusieurs protocoles ont été mis en place afin que le dépôt de plainte soit la norme en termes de violences conjugales.